L’atelier d’appropriation des modules et outils de formation sur la réforme des Humanités pédagogiques rénovées s’est ouvert ce lundi 17 août 2026 au Cercle Elaïs, à Kinshasa, avec l’appui technique de l’UNESCO. Prévue du 17 au 21 août 2026, cette rencontre réunit les formateurs nationaux ainsi que les experts de la Task Force élargie.
L’objectif est de renforcer les capacités des participants afin de garantir une transmission harmonisée des contenus lors des prochaines formations destinées aux enseignants, aux responsables administratifs et aux autres acteurs engagés dans la réforme de la formation initiale des enseignants des six premières années de l’éducation de base.
Betty Matondo, coordonnatrice du projet EFFICACE à l’UNESCO, a rappelé que cette réforme s’inscrit dans le cadre du Pacte de partenariat « Des enseignants et des enseignements de qualité », conclu entre le Gouvernement congolais, à travers le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, et le Partenariat mondial pour l’éducation.
Cet engagement a notamment permis la mise en œuvre du projet EFFICACE, exécuté par l’Agence française de développement, avec deux sous-composantes confiées à l’UNESCO. Dans le cadre de cette dynamique, la Task Force élargie a accompagné l’ouverture des classes de première année dans 12 Humanités pédagogiques rénovées, réparties entre les sites de Mbandaka, Mbanza-Ngungu et Tshikapa.
Cette première phase d’expérimentation a permis de recueillir des enseignements importants pour améliorer le dispositif et préparer son extension. La réforme entre désormais dans une deuxième phase. Celle-ci prévoit l’intégration de Bandundu-ville et de Kalemie, correspondant respectivement aux provinces éducationnelles du Kwilu et du Tanganyika, ainsi que l’ouverture des classes de deuxième année dans les trois premiers sites d’expérimentation.
Pour Betty Matondo, les difficultés rencontrées lors de la première phase ont constitué autant d’occasions d’améliorer le processus. « Nous avons transformé nos difficultés en défis, pour en faire des leviers réels de la transformation du système », a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné que les activités de suivi et d’accompagnement pédagogique ont permis d’adapter progressivement les interventions aux réalités et aux besoins des enseignants, des responsables administratifs et des élèves des HPR, qui constituent les futurs enseignants du pays.
Pour sa part, Alexis Yoka, directeur chef de service de la DIFORE-BG, a expliqué que les observations issues de l’expérimentation sur le terrain avaient conduit à revoir les outils de première année et à élaborer ceux destinés à la deuxième année.
Le dispositif pédagogique comprend désormais 36 guides pédagogiques couvrant les disciplines de première et deuxième années, ainsi que six guides consacrés aux stages de socialisation, d’observation et d’autonomie, auxquels s’ajoutent plusieurs modules de formation.
Ces outils ont préalablement fait l’objet d’un testing et d’un contrôle de qualité pédagogique et linguistique avant leur utilisation. Pour Alexis Yoka, leur maîtrise constitue une condition essentielle à la réussite de la réforme.
Durant cinq jours, les participants vont approfondir cinq modules principaux : l’andragogie, la protection contre l’exploitation et les abus sexuels, l’utilisation du guide pédagogique, le suivi et l’accompagnement pédagogique, ainsi que l’organisation des stages dans les HPR.
À ces modules s’ajoutent cinq thématiques transversales : le genre, l’inclusion éducative, la protection de l’environnement, le numérique et le GENOCOST. Une attention particulière est accordée à l’andragogie, une approche qui tient compte de l’expérience et des acquis des adultes dans le processus d’apprentissage.
Il faut noter que ces formateurs seront notamment appelés à privilégier les études de cas, les simulations, l’analyse des pratiques et la résolution collective des problèmes.
Par Thierry Bwongo
Filtrez par structure ou par type de document pour aller droit au bon contenu.
Pour toute dénonciation et autre information sur l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté, appelez le 178