A l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation célébrée le 16 octobre de chaque année, le ministère de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté (MINEDUC-NC) rappelle le rôle clé des repas scolaires dans la réussite éducative, la santé des enfants et le développement des communautés.
Dans cette logique, le gouvernement de la la République démocratique du Congo (RDC), via le MINEDUC-NC envisage d’étendre le programme de cantines scolaires sur l’ensemble du territoire national d’ici 2029, dans l’idée.
« Le type d’alimentation que nous allons mettre en œuvre est endogène, c'est à dire, les cantines s’appuient d’abord sur les ressources publiques, avec une participation communautaire en nature ou en monnaie pour la viabilité du programme. Les ressources primaires restent toutefois celles de l’État donc le Trésor public », a précisé Christelle Nsambu, Directrice cheffe de Service de la DEVC.
Pour la phase pilote, 78 écoles ont été retenues à raison de 3 écoles par province administrative. Cette réforme portée par le secrétariat général à l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté est mise en œuvre par la Direction de l’éducation à la vie courante (DEVC). La phase pilote permet également de tester les mécanismes opérationnels et logistiques avant l’extension du programme.
Les premières interventions couvriront essentiellement les provinces du Kasaï, Kasaï central et Kasaï oriental, ainsi que Tanganyika et Kinshasa. L’objectif est d’installer les cantines dans des établissements choisis, de former les acteurs locaux et de mettre en place les équipements nécessaires.
La stratégie nationale d’alimentation scolaire guide le processus de prise en charge des écoles et fixe des critères clairs, notamment en matière d’infrastructures, d’espace de stockage et d’accès à l’eau. Le gouvernement insiste sur la sécurité et l’hygiène comme fondements du dispositif.
Toutefois les indicateurs retenus pour les cantines, portent sur la fréquentation et la rétention des élèves, ainsi que sur le renforcement de l’économie circulaire locale. La fréquentation des élèves demeure l’indicateur majeur pour évaluer l’impact de la cantine sur l’assiduité.
Dans les écoles ciblées, les préalables pour la mise en œuvre du programme sont notamment l’existence d’un magasin, d’un espace de stockage et d’un point d’eau pour assurer la sécurité sanitaire, selon la DEVC. La direction indique également que la phase de formation des acteurs est en cours avant le démarrage effectif de la distribution.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) qui travaille techniquement avec le ministère, continue d’apporter son expérience. Le gouvernement travaille également avec les organisations locales spécialisées dans le domaine de l'alimentation.
En complément, d’autres partenaires logistiques, locaux et internationaux, s’associent au ministère pour assurer la fiabilité et la pérennité du programme. L’objectif est de garantir une restauration scolaire efficace, durable et adaptable aux défis locaux.
Pour rappel, le thème retenu cette année pour la journée mondiale de l’alimentation est : « Innover aujourd’hui pour nourrir demain ».
Célestin Zeula & Willy Kambulu
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