Une réunion de préparation des équipes provinciales à l’installation des Comités locaux de gestion des plaintes (CLGP) dans les écoles ciblées par les travaux de construction, a été organisée jeudi 08 octobre, à Tshikapa entre les experts du Projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire (PEQIP) et le comité technique de la province éducationnelle Kasaï 1.
Cette séance a porté sur les dispositions pratiques prévues par le manuel de gestion des plaintes du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDU-NC). L’objectif de cette préparation est de veiller à ce que les acteurs concernés partagent une compréhension commune du dispositif et de son fonctionnement. Ces équipes auront ensuite la responsabilité d’accompagner l’installation des CLGP et de sensibiliser les communautés dans les établissements concernés.
Cette initiative vise à permettre aux communautés de faire connaître leurs préoccupations, mais aussi à favoriser l'appropriation du mécanisme. Parents, enseignants, responsables scolaires et riverains doivent savoir comment soumettre une plainte, auprès de qui et selon quelles procédures. Cette participation doit également leur permettre de contribuer au suivi des travaux de construction des écoles et des infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement (WASH).
La composition des CLGP prévoit la participation de représentants des parents d’élèves, de la société civile, des enseignants, du point focal chargé des violences basées sur le genre (VBG), ainsi que de représentants des travailleurs.
Dans la province administrative du Kasaï, le PEQIP cible 19 sites, dont 14 destinés à la construction d’écoles primaires publiques et 5 à la réalisation d’infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement (WASH). Les CLGP constitueront des points de contact pour les parents, les élèves, les enseignants et les membres des communautés souhaitant signaler un problème lié aux travaux de construction ou aux activités du projet.
Pour assurer leur bon fonctionnement, une séance de mise à niveau sera organisée à l’intention des membres des CLGP. Elle devra leur permettre de mieux maîtriser leurs responsabilités.
Les plaintes relatives aux violences basées sur le genre, à l’exploitation et aux abus sexuels, ainsi qu’au harcèlement sexuel, nécessitent une attention particulière. Elles doivent être orientées vers les services compétents, dans le respect de la confidentialité et de la sécurité des personnes concernées. Les membres des comités devront connaître les procédures spécifiques applicables à ces situations et les limites de leur intervention.
À l’issue de cette séance préparatoire, les experts du PEQIP et les équipes provinciales doivent se rendre dans les écoles ciblées pour accompagner l’installation des CLGP et expliquer aux communautés comment les saisir. Cette étape permettra de présenter concrètement le dispositif aux bénéficiaires et de faciliter son utilisation au niveau local.
Parallèlement, une autre équipe du projet se dirige vers la province éducationnelle Kasaï 2 pour engager la même démarche avec les acteurs éducatifs concernés.
Après le Kasaï-Central et le Kasaï-Oriental, le déploiement se poursuit ainsi dans le Kasaï, avec l’ambition de faire du mécanisme de gestion des plaintes un outil accessible et effectivement utilisé par les communautés pour faire remonter leurs préoccupations.
Ivan Honoré Mudiangombé
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