Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (Édu-NC) a procédé, ce mercredi 14 octobre 2026, au lancement du concours national de recrutement des enseignantes, des directeurs d’études et des préfets d’études pour les écoles secondaires publiques (édition 2026).
Le coup d’envoi a été donné par le vice-ministre, Théodore Kazadi, à l’ITC de N’Djili, à Kinshasa, en présence des autorités éducatives et des candidates. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF), du gouvernement de la République, placé sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDU-NC), financé par la Banque mondiale.
Ce concours s’inscrit dans la vision du président de la République, qui veut voir s’incarner au sein de l’éducation nationale des valeurs fondatrices d’un système éducatif efficace que sont le mérite, la transparence et l’équité.
« En valorisant les compétences et en donnant la chance aux meilleures filles et aux meilleurs fils du pays de servir dans le secteur de l’éducation, nous posons les jalons d’une école de qualité, inclusive et tournée vers l’excellence. Cette initiative affirme la volonté de bâtir une nouvelle citoyenneté fondée sur le savoir, le travail et l’intégrité », a déclaré le vice-ministre.
La première phase du concours est exclusivement réservée aux femmes dont le taux d’enseignantes dans le système éducatif est significativement bas, soit environ 5%. Ainsi, 9094 candidates se sont inscrites dans la plate-forme U-recrutement du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté. 2500 candidates lauréates classées en ordre utile et après le concours seront réparties dans sept provinces administratives couvrant 19 provinces éducationnelles et 206 sous-divisions.
Notons que le concours est organisé en deux phases. La première consiste à l’épreuve écrite puis la pratique, à laquelle seront admises les candidates qui auront avec au moins 60% à l’épreuve écrite.
Le PAAF, qui a salué l’engagement des autorités éducatives dans l’accompagnement de cette initiative, a indiqué que le lancement de ce concours vient concrétiser une vision forte en faveur d’une école plus inclusive, équitable et performante.
« En garantissant un processus rigoureux, transparent et impartial, nous faisons le choix de l’excellence pédagogique pour le bien de tous nos élèves et de toute la nation. Aux candidates : vous ne passez pas un simple concours, vous répondez à une vocation nationale. Vous incarnez l’avenir de nos enfants, la force de l’exemple et la transformation de nos salles de classe », a souligné la coordonnatrice du PAAF, Mme Alice Ntumba Mutambayi.
De son côté, l’inspecteur général à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Hubert Kimbonza, a appelé les candidates au calme et à la sérénité, tout en rappelant la vision de l’émergence de la RDC à l’horizon 2050. Il a également invité les candidates à faire preuve d’intelligence et à bannir toutes les antivaleurs, notamment la tricherie.
« Pour détruire un pays, on commence par son système éducatif. Mais aujourd’hui, c’est l’inverse : pour construire une nation forte, on commence par consolider son système éducatif. Ne tentez jamais d’amener des “mouchets” en salle. Soyez les premières à lutter contre la fraude », a insisté l’inspecteur général.
Les questionnaires sont conçus selon la taxonomie de Bloom, allant des questions portant sur les connaissances fondamentales aux situations-problèmes complexes, en passant par des exercices de synthèse et d’application.
Les épreuves portent sur des compétences transversales, notamment le français, l’anglais et les sciences de la vie et de la Terre (SVT), ainsi que sur des domaines spécialisés tels que la coupe et couture, l’électronique, l’électricité, la mécanique et l’agrovétérinaire.
Les lauréates bénéficieront d’un accompagnement de l’Inspection générale à travers des modules spécifiques destinés à renforcer leurs capacités et leurs compétences.
La promotion de l’égalité de genre au sein du corps enseignant en République démocratique du Congo vise à renforcer la présence des femmes dans les postes de responsabilité.
Thierry Mbebangu et Nodriche Kasaï
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