Un atelier de formation des formateurs sur le Programme national d’éducation à la vie a été lancé ce mardi 17 mars à Kinshasa, dans la salle Garamba du bâtiment administratif du ministère de l’Intérieur.
Cette initiative est organisée par la Direction de l’Éducation à la vie courante (DEVC) du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, avec l’appui de Marie Stopes International.
L’objectif principal de ces assises, prévues pour cinq jours, est de renforcer les capacités des acteurs éducatifs dans l’utilisation des outils de collecte de données liés à ce programme.
« L’objectif de cet atelier est de former les formateurs. Comme vous le savez, nous avons élaboré des outils pour la collecte des données en lien avec le Programme national d’éducation à la vie. Il s’est avéré nécessaire de rendre compte, notamment en disposant de données sur l’évolution du programme, sur son niveau de généralisation, ainsi que sur les enseignants qui l’utilisent », a déclaré Vianey Kunvu, modérateur de l’atelier.
Selon lui, ce programme, jugé sensible en raison des thématiques abordées, nécessite une formation adéquate des enseignants appelés à le dispenser.
« Cependant, comment savoir combien d’enseignants ont été formés si nous ne disposons pas d’outils de collecte de données ? C’est ainsi que des experts se sont réunis pour élaborer ces outils, qui sont désormais disponibles », a-t-il expliqué.
Intégration des matières relatives aux violences basées sur le genre
Ces outils permettent notamment de collecter des informations précises sur le nombre d’élèves bénéficiaires, les enseignants formés ainsi que les différentes thématiques enseignées, notamment le VIH, les violences basées sur le genre, l’hygiène menstruelle, l’alimentation, l’éducation en situation d’urgence, la paix et la gestion de l’environnement.
« Toutes ces informations sont essentielles. Elles nous permettent de savoir combien de personnes ont été sensibilisées et formées. Ces outils fournissent également des données désagrégées par sexe, par âge, par degré et par niveau », a-t-il précisé.
Au-delà de l’élaboration des outils, l’enjeu actuel porte sur leur appropriation par les utilisateurs, notamment les inspecteurs, les chefs d’établissement et les enseignants. D’où l’organisation de cet atelier, qui vise à former des formateurs capables de déployer des formations en cascade dans les provinces éducationnelles.
« C’est dans ce cadre que cet atelier a été organisé, afin de former d’abord les formateurs, qui seront ensuite capables d’organiser des formations en cascade dans les provinces éducationnelles, tant au niveau provincial que local », a ajouté Vianey Kunvu.
Concernant le déroulement, la première journée a été consacrée aux préliminaires, avant d’aborder des thématiques telles que la présentation de la Direction de l’Éducation à la vie courante, ses missions et ses réalisations, ainsi que la structuration du programme.
Cet atelier s’inscrit dans la continuité de ceux organisés du 13 au 17 octobre et du 4 au 5 novembre 2025, axés sur l’élaboration et la validation des outils de collecte ainsi que du canevas standard de rapportage du Programme national d’éducation à la vie.
Les formateurs seront déployés dans différentes provinces éducationnelles pilotes, notamment à Mbanza-Ngungu, Kenge, Kinshasa, Kisangani, Lubumbashi et Kolwezi, dans le cadre de la vulgarisation du programme à l’échelle nationale.
Willy Kambulu
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