La ministre Raïssa Malu engage son administration contre les VBG et pour l'éthique en milieu scolaire

La ministre Raïssa Malu engage son administration contre les VBG et pour l'éthique en milieu scolaire

Actualité
25 novembre 2025
La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC), Raïssa Malu Dinanga, a, ce lundi 24 novembre 2025, présidé, au Fleuve Congo Hôtel, la cérémonie officielle de signature de l’acte d’engagement du personnel administratif et politique au code de conduite de l’agent public de l’État et aux dispositions relatives aux violences basées sur le genre (VBG), aux exploitations, aux abus sexuels et au harcèlement (EAS/HS). Cette rencontre stratégique a également été marquée par la présentation du Code 22 et du Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) par le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF), ainsi qu’une brève présentation du code de conduite et de l’acte d’engagement par le Secrétaire général a.i. Alexis Yoka Lapulinangu, avant la signature solennelle par la ministre d’État et les parties prenantes. L’événement a réuni un parterre d’acteurs institutionnels, notamment le conseiller spécial du Chef de l’État en matière d’éducation, le Ministre provincial de l’Éducation à Kinshasa, la Coordonnatrice déléguée du PAAF, l’Inspecteur général de l’EDU-NC, plusieurs secrétaires généraux de l’administration publique, les membres du cabinet de la ministre d’État, le Directeur général de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle, l’inspecteur principal provincial Nicolas Nyange. Une mobilisation institutionnelle pour l'éthique publique La ministre d’État a ouvert la chaîne de signatures, suivie du SG a.i., de l’Inspecteur général, du Directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, et de l’ensemble des représentants institutionnels concernés. Dans son mot de bienvenue, la Coordonnatrice déléguée du PAAF, Alice Mutambayi, a salué la participation des parties prenantes et rappelé l’importance du projet. Le PAAF : 400 millions de dollars pour sécuriser l'éducation des filles Alice Mutambayi  a souligné que le PAAF, financé à hauteur de 400 millions USD sur cinq ans par la Banque mondiale, vise à améliorer et sécuriser l’accès à l’éducation, particulièrement pour les filles, dans les établissements publics secondaires des dix provinces cibles. Selon elle, le projet appuie les activités de promotion de la gouvernance scolaire et combat les antivaleurs qui entravent l’accès à l’éducation. Depuis le début de sa mise en œuvre, le PAAF travaille à la mise à jour des outils du Plan d’Engagement Environnemental et Social (EES) ; le code de conduite du personnel affecté au projet ; l’acte d’engagement au code de conduite de l’agent public de l’État. Ces outils doivent renforcer la redevabilité et contribuer à l’atteinte des objectifs du projet. Une campagne de sensibilisation d'envergure nationale Entre mai et octobre, le PAAF a mené une vaste campagne de sensibilisation au code de l’agent public de l’État. Cette campagne, menée sous l’égide du SG a.i. de l’EDU-NC, a permis d’atteindre plus de 5 000 membres du personnel administratif, dont les dossiers ont été mis à jour et numérisés ; de sensibiliser 233 000 enseignants (carrière, complément et administratif) dans 12 551 écoles secondaires publiques au Code 22, aux mécanismes de gestion des plaintes, au numéro vert 178, aux VBG, EAS, HS et aux régimes disciplinaires. Pour Alice Mutambayi, ces matières contribueront significativement à renforcer la gouvernance du sous-secteur. Elle a toutefois regretté la faible proportion de femmes dans les établissements secondaires et appelé à une « attention particulière ». Dans son intervention, le SG a.i., Alexis Yoka Lapulinangu, a mis en lumière le caractère fondamental de la signature de l’acte d’engagement :
« Cet acte incarne l’esprit du changement de mentalité que nous appelons tous de nos vœux. La ministre d’État a posé un acte fort, symbolique et pratique. Il révèle le respect véritable de l’éthique, car la responsabilité commence au sommet. »
Il a rappelé que cette initiative s’inscrit parfaitement dans la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation (SSEF) 2016-2025, articulée autour de l’équité, de la qualité et de la gouvernance transparente. Le SG a exhorté les administrateurs à suivre cet exemple pour protéger la dignité professionnelle, tout en affirmant que cet acte constitue « un jalon que l'histoire retiendra ». Vers une nouvelle ère pour l'administration éducative congolaise Institué par l’arrêté ministériel n°1000 EDU-NC/CABMIN/GB/025/2021 du 02 juillet 2021, le Code de bonne conduite du personnel enseignant vise à réglementer le comportement de l’enseignant envers lui-même, envers ses élèves, envers ses collègues, envers sa hiérarchie et envers la communauté. Il comporte 22 articles répartis en quatre titres portant sur les dispositions générales, les règles de conduite, le régime disciplinaire ainsi que les dispositions finales. Ce code interdit fermement les violences basées sur le genre, les abus, exploitations et harcèlement sous toutes leurs formes. Prenant la parole, la ministre d’État Raïssa Malu Dinanga a délivré un message fort sur la vision éthique portée par le ministère :
« L’activité qui nous rassemble aujourd’hui est au cœur de la mission du PAAF, celle de promouvoir l’engagement citoyen et garantir des environnements éducatifs sûrs et inclusifs. Chaque enfant, en particulier chaque fille, doit apprendre dans un cadre exempt de menace. »
Elle a rappelé que le Code 22, initié il y a quatre ans grâce au PERSE et au PAQUE, a d’abord été appliqué dans le primaire avant d’être étendu au secondaire, et cette année au personnel administratif et politique de l’EDU-NC. La ministre a martelé :
« Nous ne pouvons tolérer que l’avenir de nos enfants soit menacé dans des lieux qui doivent être leur sanctuaire. En signant cet engagement, nous devenons les remparts de l’intégrité au service de l’éducation. Notre signature est un serment de discipline et de responsabilité. »  
Rappelant la politique de tolérance zéro du Président Félix-Antoine Tshisekedi en matière d’EAS/HS, elle a assuré que toute dénonciation sera instruite immédiatement et que toute faute avérée sera sanctionnée sans distinction de grade ou de réseau. Enfin, elle a appelé l’ensemble du personnel à faire de cet engagement un modèle national de probité.
« Nous sommes l’Éducation nationale. Nous préparons l’avenir de nos enfants, nous construisons la nation. »
Cette cérémonie marque une avancée majeure dans la moralisation, la responsabilisation et la professionnalisation du sous-secteur de l’éducation. Elle ouvre une nouvelle ère où éthique, intégrité, discipline et responsabilité deviennent les piliers de l’administration éducative congolaise. Shomba Marie

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