Le patron de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), le professeur Tony Mwaba Kazadi a enclenché, ce lundi 03 juillet 2023, une série de séances de travail avec les chefs d'établissements scolaires de cinq provinces éducationnelles de la ville province de Kinshasa. Première étape, Kinshasa/Plateau. Le ministre a rappelé aux gestionnaires de cette juridiction leurs prérogatives et les instructions officielles à respecter sans aucune forme d'excuse, afin de préparer une meilleure année scolaire scolaire 2023-2024, axée sur les valeurs. C'était au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée au Complexe Scolaire Marie Immaculée/Plazza, dans la commune de N'sele, en présence de plusieurs acteurs du sous-secteur.

La rencontre du numéro un de l'EPST avec les chefs d'établissements scolaires se justifie par le manque du respect de ses instructions visant l'éradication de toutes formes d'antivaleurs en milieu scolaire. Le professeur Tony Mwaba a déploré le fait qu'entre lui, qui donne les instructions et ceux qui doivent exécuter, il y a beaucoup d'intervenants qui ne font pas leur travail. C'est pourquoi il devait parler directement aux gestionnaires des écoles qui sont les bénéficiaires de ses instructions, un véritable rappel à l'ordre.
"Je ne viens pas débattre avec vous mais je suis venu pour vous donner des instructions à respecter", a-t-il dit.

Le ministre a rappelé les prérogatives d'un chef d'établissement, notamment l'encadrement pédagogique des enseignants et des élèves; l'élaboration et l'exécution du budget de l'établissement; le contrôle sanitaire et environnemental de l'établissement; le rapport annuel de l'établissement à tous les niveaux; l'exécution du calendrier scolaire; le contact permanent avec le comité des parents; etc.
Le professeur Tony Mwaba a aussi relevé le fait qu'un chef d'établissement doit être très attentif aux instructions officielles. Il a souligné qu'il doit, entre autres, avoir la connaissance du recueil du ministère sur les directives; il doit veiller à l'exécution du programme scolaire; faire le contrôle et l'évaluation des enseignements; s'imprégner du contenu de la loi cadre sur l'enseignement national; la formation obligatoire des enseignants; la tenue régulière des réunions pédagogique; s'entretenir avec les élèves sur l'amour de la patrie, la lutte contre le tribalisme; la vulgarisation du code de bonne conduite; la rigueur dans le contrôle pédagogique; sans oublier la consolidation et la pérennisation de la gratuité de l'enseignement primaire public.

Au sujet de la gratuité, le ministre a mis en garde les chefs d'établissements qui font de l'EPST un secteur marchand en percevant des frais illicites. Il a précisé que la seule perception autorisée c'est les 10.000fc de la CNSAP, histoire de préparer une retraite digne pour les enseignants.
Pour terminer, le patron de l'EPST a rappelé à ces gestionnaires que dans les écoles ils ne sont pas des syndicalistes ou porte-paroles des enseignants.
"Ayez pitié des enfants qui vous sont confiés. Jouez pleinement votre rôle. Si vous voulez faire des affaires, quittez l'école. Un chef d'établissement ne peut pas tenir un langage syndical, il ne peut pas organiser le mouvement de grève. Il représente l'autorité. Celui qui n'aura pas compris son rôle, sera soumis à des sanctions", a martelé le professeur Tony Mwaba.
La deuxième étape de cette série de séances de travail intervient ce mardi. Le ministre de l'EPST va s'entretenir avec les chefs d'établissements de la province éducationnelle de Kinshasa/ Tshiangu.
Christian BELLA
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