Kinshasa/Lukunga : Tony Mwaba clôture sa série de réarmement moral avec les chefs d'établissements, une fin qui augure un lendemain meilleur

Kinshasa/Lukunga : Tony Mwaba clôture sa série de réarmement moral avec les chefs d'établissements, une fin qui augure un lendemain meilleur

Actualité
11 juillet 2023

Le ministre de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), le professeur Tony Mwaba Kazadi a clôturé sa série de moralisation et réarmement moral avec les chefs d'établissements scolaires publics et privés agréés, ce mardi 11 juillet 2023, à l'institut de la Gombe I, dans la province éducationnelle de Kinshasa/Lukunga. L'objectif demeure le même : éradiquer toutes formes d'antivalerurs en milieu scolaire.

Pour sa 5 ème et dernière étape, le ministre Tony Mwaba a commencé par souligner le sens de sa démarche qui lui a permis de parcourir toutes les cinq provinces éducationnelles de la ville de Kinshasa.

"Ce matin, je me comporte comme un général qui est venu parler à sa troupe au front. On a ténu à faire ces séances de travail avant la fin des vacances, pour préparer une meilleure année scolaire 2023-2024. Je ne suis pas venu parler aux enseignants, ni aux syndicalistes mais aux chefs d'établissements scolaires publics et privés. Si vous êtes à la tête d'un syndicat, quittez l'établissement scolaire ! On ne peut pas vivre la rébellion dans le secteur de l'éducation. Ce face-à-face est un dernier avertissement", a déclaré le numéro un de l'EPST.

Le ministre a rappelé aux chefs d'établissements qu'ils représentent l'autorité, soit le pouvoir organisateur, donc ils sont automatiquement du côté du gouvernement et ils n'ont pas droit d'aller en grève.

"Le 04 septembre, c'est le jour de la rentrée scolaire. C'est le chef d'établissement qui doit être le premier à ouvrir les portes de l'école. Il doit servir d'exemple", a-t-il dit.

Le professeur Tony Mwaba a poursuivi son intervention en recommandant aux chefs d'établissements le vade-mecum du ministère qui rappelle les instructions officielles entre autres la tenue des réunions pédagogiques avec les élèves, l'élaboration du budget de l'année scolaire, le contrôle sanitaire et environnemental d'un établissement et le respect strict du calendrier scolaire.

Le patron de l'EPST a précisé que la province éducationnelle de Kinshasa/Lukunga est le bastion de la lutte contre les antivaleurs, parce que, dit-il, c'est à Lukunga, précisément à Gombe qu'ils ont livré un grand combat contre les réfractaires. D'où il a listé les mauvaises pratiques qui rongent cette juridiction notamment le manque de connaissance sur la loi cadre; la non-vérification des documents qui qualifient les enseignants, la non-application des mesures prises par les autorités sur la lutte contre les antivaleurs, le non-respect des programmes pédagogiques, le passage de classe qui dépendent de la paie des frais scolaires; les proclamations fantaisistes surtout chez les privés; le tribalisme et le népotisme; le monnayage des inscriptions; les infrastructures mal entretenues; les kermesses en milieu scolaire; les établissements sans arrêté, la tentative de phénomène labo et suivi de l'Examen d'État; la marchandisation de certaines écoles transformées en boutiques par les chefs d'établissements et la perception illicite de la prime de la gratuité.

"Ces choses vous ont été dites pour vous poussez au changement. Vous avez écouté les instructions, rentrez dans vos établissements pour exécuter ! Messieurs et dames, ce que nous vous demandons c'est de faire votre travail, rien que le travail. Nous serons très regardant cette année", a martelé le numéro un de l'EPST.

Le ministre a appelé les chefs d'établissements à dénoncer tout cas d'abus, y compris les autorités provinciales qui viendront déranger leur travail en appelant au 0840018006 ou au numéro vert 178 "allô école", deux numéros de contact que gère le Call Center de la Direction de Gestion de Communication du ministère (DGC).

Le professeur Tony Mwaba a aussi encouragé le PROVED de Kinshasa/Lukunga qui a emboîté ses pas en initiant la campagne "Zéro antivaleurs" dans sa province éducationnelle, une démarche qui a abouti à la fermeture de plusieurs écoles non-viables et aux suspensions des gestionnaires qui résistent à la lutte acharnée contre les mauvaises pratiques.

Pour joindre l'utile à l'agréable, Mme le Secrétaire Général à l'EPST, Christine Nepa Nepa Kabala, accompagnée de l'Inspecteur Général de l'EPST, du Directeur national de la DINACOPE et des autorités provinciales, a remis une coupe au patron de l'EPST, le professeur Tony Mwaba Kazadi, une manière de le remercier pour tous ses efforts consentis dans le redressement du sous-secteur et la pérennisation de la gratuité de l'enseignement primaire public en RDC.

Cette cérémonie qui marque une fin heureuse de la ronde du ministre dans les différentes provinces éducationnelles de la ville de Kinshasa, présage également une nouvelle manière de faire dans la gestion des écoles. La prochaine série de face-à-face concernera cette fois les chefs d'établissements scolaires de différentes provinces administratives du pays.

Christian BELLA

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