Du 26 au 29 juin, les élèves de la 4ème des humanités (ex 6 ème année) ont passé l’Examen d’état. Cette épreuve certificative demeure un virage important pour l’ensemble des candidats. Si pour certains, ce document constitue la condition pour embrasser la carrière universitaire, pour d’autres, c’est une clé pour entamer l’insertion professionnelle. Entre ces deux perspectives, la période d’attente parait longue.
Pour éclairer les jeunes dans ce choix fatidique, la Direction générale de communication (DGC- EPST) a rencontré le chef des travaux Fasuka, un illustre préfet d'étude, expert des questions scolaires et psychopédagogue qui nous livre quelques secrets pour capitaliser ce moment névralgique.
Adepte du dicton « oisiveté est mère de tous les maux », cet agrégé en psychologie scolaire a commencé son propos par mettre en garde les jeunes sur les méfaits de l’inactivité, avant de présenter aux jeunes ses recettes sur la capitalisation du temps d’attente.
« Ne rester pas les bras croisés à la maison sous quelque prétexte que ce soit. Le faire, c’est s’attirer l’ignorance et la honte qui va avec », a-t-il dit.
Le conseil du psycopedagogue se résume notamment en la lecture saine, la fréquentation des bibliothèques ou des centres culturels et l’échange avec les parents sur le choix des filières universitaires
La lecture saine maintient le cerveau en éveil
La lecture saine est le premier conseil de ce pédagogue. Pour lui, les jeunes doivent s’accoutumer à la lecture qui est un moteur de l’activité scientifique. En effet, par elle, les jeunes découvrent par eux-mêmes plusieurs connaissances qu’ils retiennent mieux car, fruit de leurs efforts personnels. La lecture est plus qu’importante surtout pour ceux qui envisagent embrasser la carrière universitaire. Avec l’adoption du système LMD (Licence, Master et Doctorat), les étudiants doivent, réaliser plusieurs travaux en bibliothèque en dehors de quelques heures dédiées aux cours magistraux que dispensent les enseignants.
En préparation de cette vie universitaire cadencée qui les attends, ils peuvent déjà fréquenter les bibliothèques universitaires ou municipales comme celle de Funa, Kasa Vubu, le CEDESURK sur l’avenue des huileries, le centre culturel Belge et Français.
Les aspirants universitaires peuvent dans le même ordre d’idée suivre des exposés ou conférences débats instructifs qu’organisent le plus souvent les organisations culturelles et les organisations non gouvernementales à travers les centres culturels disséminés à travers la ville de Kinshasa ou ailleurs.
Moment de se laisser encadrer par les parents
Partenaire de l’éducation, les parents ont un rôle important à jouer pendant ce moment d’attente Les parents aussi jouent un rôle de grande importance dans cette transition.
Le pédagogue Fasuka suggère aux parents d’amorcer le moment des conseils et d’explication sur le choix judicieux à opérer à l’université : faculté, département et filière.
Trop souvent ces taches sont laissées au bon vouloir des finalistes qui se laissent emportés par les « ouï dire » et les influences de fois négatives des amis.
En tant que pilier de l’éducation et pourvoyeurs des finances, les parents doivent orienter leurs enfants non seulement au regard des leurs aptitudes et compétences, mais aussi en fonction de leurs moyens. Car si le président Felix Antoine Tshisekedi a activé la disposition constitutionnelle sur la gratuité de l’enseignement primaire depuis 3 ans, l’université reste toujours à la charge des parents.
Faute des moyens conséquents pour embrasser les études universitaires, les parents pourront envoyer leurs enfants à l’Institut national des pratiques professionnelles ( INPP).
Cet établissement public offre aux apprenants des formations pratiques diverses qui favorisent et accélèrent l’insertion professionnelle en 3 ou 6 mois. On y trouve les formations telles que maçonnerie, électricité, mécanique auto, hôtellerie, informatique, prise de vue et montage vidéo, anglais …
Se divertir
En connaisseur, Pierre Fasuka, n’a pas omis le divertissement. Pour ça, il a conseillé aux jeunes des jeux intelligibles comme le scrabble au quel on peut s’adonner en famille ou entre amis pendant quelques heures ou pendant le weekend. Mais ceux-ci ne doivent pas en faire un mode de vie de peur d’être surpris dans deux semaines par la publication des premiers résultats.
Vae victis !
Alain Kinanga
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