Dans le cadre du mois réservé aux femmes, la Direction de gestion de communication du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique( DGC-EPST), met en lumière certaines figures féminines, de ce sous-secteur, qui inspirent.
A tout seigneur tout honneur, le premier phare est projeté en direction de la cheffe de l’administration de ce sous-secteur Christine Nepa Nepa, la première femme après plus de quatre décennies à occuper le poste de secrétaire général au ministère de l’EPST.
Un parcours professionnel hors du commun , Christine Nepa Nepa, ancienne cheffe de service de la Direction d’Education à la Vie Courante (DEVC), a été nommée au grade et à la fonction de secrétaire générale depuis 2018 par ordonnance présidentielle.
C'était après avoir réussi avec brio au concours organisé, à l’époque, par le Gouvernement congolais. Ce concours fut une première en République démocratique du Congo, à l'issue duquel elle figure parmi les 9 lauréats sur les 72 candidats classés en ordre utile.
Elle a été nommée secrétaire générale intérimaire par le ministre Tony Mwaba Kazadi avant d'être confirmée par le vice-premier ministre de la Fonction publique Jean-Pierre Lihau, secrétaire générale du ministère de l’EPST, après exactement 17 mois d’intérim, soit du 18 mai 2021 au 18 novembre 2022.
« Au moment de ma confirmation, j’ai glorifié mon Dieu de m’avoir rétablie dans mes droits » a-t-elle souligné.
Ses débuts à l’EPST
Cette femme a pourtant commencé au grade de recrutement d’attaché de bureau de première classe, emmenée à l’EPST par son oncle paternel.
« Comme une aventure, je me suis lancée dans la vie professionnelle à l’EPST. J’ai commencé comme fonctionnaire au grade d’attaché de bureau de 1ère classe, non pas par ma propre volonté mais par celle de mon oncle paternel. Déjà décédé, ce dernier fut secrétaire général à la FORCADRE, puis à la Fonction Publique et en suite au parlement. C’est ainsi que j’ai progressé sous l’encadrement de différents chefs que j’ai eus jusqu’à devenir cheffe de bureau, cheffe de division, directeur-chef de service et aujourd’hui secrétaire générale » relate l’actuelle secrétaire général à l’EPST.
Cette dernière exhorte les femmes et les filles à travailler et à persévérer car, affirme-t-elle, si l’on veut mettre fin à la pauvreté dans le monde, il nous faut miser sur la femme.

Associer la vie professionnelle à celle de mère et de grand-mère
Christine Nepa Nepa estime que les femmes doivent se servir de l’éducation qu’elles reçoivent pour accroitre leur présence sur le marché du travail, diversifier leur emploi de temps au-delà des travaux ménagers et des soins à la famille pour avoir un impact au sein de leurs communautés.
En effet, de nos jours, elles constituent plus de 40% de la population mondiale active et une proportion importante des entrepreneurs et des agriculteurs à l’échelle mondiale.
« Heureusement que présentement je n’ai plus de mineurs. Mes enfants sont tous adultes et responsables. Qu’à cela ne tienne, entant que mère, je reste disponible pour mes enfants en se basant sur mon expérience afin de les amener à prendre des bonnes décisions. Je prodigue des conseils et je rappelle à l’ordre quand c’est nécessaire. Je suis également grand-mère, mon seul regret est d'avoir un emploi du temps tellement chargé qui ne me permet pas de passer du temps avec mes petits enfants comme je l’aurai souhaité... Je récupère la situation les week-ends, les jours fériés et ceux des festivités », a indiqué Christine Nepa Nepa.
Toutefois, cette femme de fer, mère de 3 filles se sent fière du modèle féminin qu'elle a pu être aux yeux de ses enfants qui se sont toujours inspirées d' elle pour devenir à ce jour des femmes responsables et indépendantes.
Elle nous confie même que sa première possède déjà sa propre petite société "qui fonctionne à merveille".
« A son tour, elle constitue également un exemple à suivre dans la famille », a-t-elle déclaré.
La société à tout intérêt à autonomiser les femmes
Le monde célèbrait depuis le 8 Mars dernier, la Journée internationale des droits des femmes, comme d'habitude.
Cette année, cette journée est célébrée sous le thème « Pour un monde digital inclusif : innovation et technologies pour l'égalité des sexes ».
En RDC, le thème central de toutes les activités du mois de la femme est : « Education numérique égalitaire pour la paix et l'autonomisation des femmes et des filles en RDC ».
Pour cette femme qui a gravi tous les échelons à l' EPST, la société à tout intérêt à œuvrer, femmes et hommes, pour l’autonomisation de la femme.
« Comme sous d’autres cieux, nous devons reconnaitre l’émancipation des femmes comme un facteur essentiel de développement économique. Comme nous le savons, l’accès des jeunes filles et des femmes à l’éducation crée des opportunités économiques. Il est donc illusoire de penser que sans œuvrer pour l’égalité homme-femme nous parviendrons à atteindre le développement de notre cher et beau pays », fait remarquer cette cheffe d’administration.
Et d’ajouter, « la société a tout intérêt à autonomiser ses femmes. Cela devrait être tout naturellement la tache de chaque personne, homme et femme, qui veut voir notre société faire des exploits. Car une femme autonome est productrice. Et plus on a des personnes qui produisent des biens ou de services mieux l’économie du pays se porte et cela aura forcément des impacts positifs sur la paix sociale et tant d’autres questions. Et en accédant à des postes à hautes responsabilités, ces femmes contribuent à développer également des politiques en faveur des femmes et des filles".
Gaelle Basubi Ngole
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