Le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) sensibilise les autorités politico-administratives et les leaders communautaires sur l’importance de leur implication en faveur de l’éducation et de l’autonomisation des filles, dans la province du Kasaï Central.
Cette activité s’est tenue ce mercredi 23 septembre à Kananga, à l’occasion de l’atelier de plaidoyer et d’engagement citoyen, lancé par le gouverneur de province, Moïse Kambulu, dans la salle du Barreau du Kasaï-Central.
Prenant la parole, la Coordinatrice déléguée du projet, Alice Mutambay a rappelé que le PAAF est avant tout un projet du Gouvernement de la République démocratique du Congo.
Elle a précisé que, si la Banque mondiale accompagne sa mise en œuvre, le gouvernement congolais demeure le maître d’ouvrage, le pilote et le garant institutionnel du projet, à travers le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté.
Au Kasaï-Central, le projet intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis qui affectent particulièrement les filles, notamment les pesanteurs socioculturelles, les mariages précoces, les contraintes économiques et la fragilité de certaines infrastructures d’apprentissage.
Appel à l’appropriation
La Coordinatrice déléguée a insisté sur le fait qu’aucun projet technique ne peut atteindre pleinement ses objectifs sans l’appropriation des communautés et l’accompagnement des autorités locales.
Elle a ainsi sollicité l’appropriation, l’accompagnement et la protection institutionnelle des autorités afin de faciliter le déploiement des activités sur le terrain.
Les parties prenantes ont également été informées de l’existence du mécanisme de gestion des plaintes, ainsi que des dispositifs d’évaluation et de gestion des risques sociaux. Ces mécanismes visent notamment à favoriser la transparence, à prévenir les difficultés éventuelles et à renforcer la confiance entre les différentes parties prenantes.
Le gouverneur appelle à l’implication de tous
Le chef de l’exécutif provincial a invité les proviseurs, le maire de la ville, les administrateurs des territoires, les bourgmestres, ainsi que les responsables de la Police et des services de sécurité, à apporter leur assistance aux équipes techniques chargées de la mise en œuvre du projet et à veiller au bon fonctionnement des mécanismes de prévention et de gestion des conflits.
Il a également exhorté les autorités locales à renforcer leur implication afin que les messages de paix, de cohésion sociale et de rejet de toute forme de violence puissent être efficacement relayés auprès des communautés, particulièrement auprès des jeunes.
Pour le gouverneur, l’école ne doit pas être considérée uniquement comme un lieu d’apprentissage. Elle doit également demeurer un espace de dialogue, de citoyenneté et de construction de la paix.
Le Kasaï Central figure parmi les cinq provinces ciblées en priorité par le PAAF.
Au-delà des actions en faveur de l’éducation des filles, la province devra également bénéficier d’investissements dans les infrastructures scolaires et les installations WASH, eau, assainissement et hygiène. Parmi les infrastructures annoncées figure notamment la construction de l’ISP/Luiza.
Le PAAF est une initiative du gouvernement congolais financée par la Banque mondiale à hauteur de 400 millions de dollars. À travers ses interventions, le PAAF entend contribuer à améliorer l’accès des filles à l’éducation et à promouvoir un environnement scolaire sûr, inclusif et favorable à leur épanouissement et à leur réussite.
Ivan Honoré Mudiangombé
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